Nicolas Koretzky, seul sur scène, raconte l’histoire d’un jeune homme révolté qui claque la porte de son école la veille du diplôme pour vivre son engagement altermondialiste. Un spectacle pour réfléchir sur le monde et ses dérives.

aTour à tour, prof, ménagère, flic, altermondialiste convaincu, présentateur bon teint, visiteur médical ou bourgeois en goguette… Nicolas Koretzky voulant livrer une réflexion sur le “système” et le consumérisme qui en découle, incarne un éventail de personnages tous plus différents les uns que les autres. Le monde ne tourne pas rond, la politique, loin d’arbitrer les problématiques qui secouent notre société, ne font en réalité que les aggraver. Face à cela, quel positionnement adopter ? Celle de la mère de famille qui « travaille huit heures par jour » et qui ne « veut pas savoir qu’on va tous crever » en « regardant Cyril Hanouna ». Ou alors celui de l’altermondialiste militant qui se retrouve en garde à vue pour avoir saboté des antennes de télévision ? Ou encore celui du bourgeois content de lui qui veut partir en vacances au Cap Ferret et se voit proposer un poste à Shangaï ?…

Beaucoup de clichés, oui. Mais aucune réponse satisfaisante. Comment vivre une vie « juste », tournée vers les autres tout en étant heureux et conscient du monde qui nous entoure ? Voilà une équation bien ardue à laquelle tente de répondre Nicolas Koretzky.

Comme dans un roman d’apprentissage, le héros est confronté à une multitude de situations complexes, chaque personnage ayant sa propre vision du monde. Tantôt terre à terre, tantôt cynique, quand certains sont pétris d’humanisme béat, le salut vient finalement de l’humanité profonde d’un clown SDF que Noé rencontre par hasard. Une fin tout en poésie et optimisme à découvrir…

Avec un texte que l’on pourrait penser engagé, Nicolas Koretzky n’a finalement pas tranché et n’a pas pris clairement parti pour un côté ou pour un autre. L’altermondialisme oui, mais c’est surtout une réflexion teintée d’humour que nous livre ici le comédien. Il évite ainsi l’écueil de tomber dans une pensée manichéenne trop simpliste, grâce à ce choix judicieux, son questionnement prend tout son sens et sa valeur.

Du au 07 février au 28 avril 2018. Durée : 1h15 

Au Théâtre de l’Archipel. 

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