Hortense, une fille de la ville, revient dans le village de son enfance après une longue absence. Ceux qui l’ont connue autrefois voient dans son retour quelque chose de providentiel. En effet, quand elle arrive, la source qui alimente le village depuis toujours ne coule plus. Hortense, elle, est venue régler ses comptes avec son passé. Elle est venue vendre la maison de son grand-père et tenter d’élucider le mystère qui règne sur sa mort depuis de nombreuses années. Son besoin de régler les choses avec son passé pour s’en affranchir se heurte alors aux secrets, aux non-dits, aux mesquineries des habitants du village.

On parle ici de la nécessité de se confronter à son passé pour avancer dans sa vie, de faire le deuil, de se confronter, de se séparer. D’affronter les choses qui ne sont pas réglées, les démons, d’enterrer ses morts. Comment s’affranchir de ce que l’on a vécu, de ce qui nous a construit ? Se libère-t-on vraiment de l’endroit qui nous a vu naître ? S’entremêlent le besoin de se sentir enraciné et celui de s’émanciper. Et l’écueil de se sentir étranger chez soi. Ainsi, Hortense aura du mal à se reconnaître parmi ceux qu’elle a connu autrefois et naturellement se rapprochera de celui qui est rejeté, un étranger parmi les villageois. Il y est question aussi du besoin d’appartenance, de se retrouver dans ce qui nous ressemble ou de se perdre dans ce qui, comme nous, n’a pas sa place où on se trouve.

Enfin, les intérêts et les blessures des uns qui s’entrechoquent à ceux des autres, s’accomplissent au détriment de l’un des parties. Hortense se confrontera ainsi à une volonté plus forte, du moins plus déterminé ou usant de méthodes plus offensives, que la sienne.

La scène se passe dans une ambiance entre maison de campagne et forêt, un univers fantasmagorique, qui nous plonge dans ce parcours aussi introspectif que tortueux.

Texte et mise en scène Flora Bourne-Chastel
Avec Sylvie Beurtheret, Jean-Baptiste Florens, Maroussia Henrich, Valentine Lauzat, Mélanie Peyre et Antoine Sastre
Production Cie Bleu Vendange
Musique de Grégory Joubert, Costume de Gwlaydys Duthil, Lumière de Rémi Prin, Scénographie de Carine Ravaud

16 MAI ≥ 27 MAI du mardi au samedi à 19H15, le dimanche à 15H, relâche le 26 mai

au Théâtre de Belleville

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.