photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute utilisation, diffusion interdite sans autorisation de l'auteur.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute utilisation, diffusion interdite sans autorisation de l’auteur.

« L’incroyable destin de Charles VII ». Le sous-titre résumé bien la pièce et la vie d’un roi méconnu, grand oublié de l’Histoire malgré ses quarante ans de règne et son rôle joué pendant la Guerre de Cent ans. On est loin du fabuleux destin d’un roi, souverain maudit et mal-aimé, comme Napoléon III, autre figure historique maltraitée par la mémoire collective. Un travail de reconstitution historique et de réhabilitation pour exhumer une pâle ou plutôt une sombre figure des manuels d’histoire, afin de lui donner un corps, une âme et peut-être un cœur. Quel paradoxal destin que celui qui n’était pas destiné à régner et qui aurait préféré rester éloigné du pouvoir pour se consacrer à d’autres passions…

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute utilisation, diffusion interdite sans autorisation de l'auteur.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute utilisation, diffusion interdite sans autorisation de l’auteur.

Le personnage du roi se dédouble sur scène, spectateur, commentateur, voire metteur en scène de sa propre vie, au crépuscule de son existence, entre l’homme accablé par la maladie et la vieillesse et le jeune homme plein de rêves, de fougue et d’espérance qui évolue au fil des années. Le clair-obscur dans lequel baigne une grande partie de la pièce – à l’image de ce personnage de l’ombre – est propice à la méditation et aux complots. L’espace et le temps se concentrent dans cette succession d’épisodes et de personnages historiques célèbres (Yolande d’Aragon, Jeanne d’Arc, Agnès Sorel, Jacques Cœur, Louis XI), comme autant d’images d’Épinal revivifiées, entre intrigues, bataille, duel, guerre, confrontations, avec un rythme soutenu et un suspense sans cesse renouvelé.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute utilisation, diffusion interdite sans autorisation de l'auteur.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute utilisation, diffusion interdite sans autorisation de l’auteur.

Toutes les facettes des relations humaines sont explorées, de l’enfance à la vieillesse, en passant par la maturité lucide et amère d’un être qui veut maîtriser son destin et servir/sauver la France, malgré lui, malgré elle, envers et contre tous : relations filiales, amitié, amour, rivalité, reconnaissance, trahison. Le décor est minimaliste et sobre, les comédiens peu nombreux (jouant plusieurs rôles, comme celle qui passe de Jeanne d’Arc, incandescente et exaltée, à la flamboyante Agnès Sorel), avec une palette d’émotions et de nuances. L’Histoire ainsi revisitée est réincarnée de manière vivante et juste. Charles VII, âme torturée et complexe, restera désormais dans la mémoire du public.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute utilisation, diffusion interdite sans autorisation de l'auteur.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute utilisation, diffusion interdite sans autorisation de l’auteur.

Une pièce d’Alain Peron. Avec Denis Souppe, Leo Bastard, Anne-Victoire Armstrong, Sophie Taoc, Rémi Mazuel. Mise en scène Rémi Mazuel

Mardi 21h, dimanche 20h30. Jusqu’au 21 juin 2022 (relâche 17 avril, 22mpai). Durée : 1h15

Théâtre de la Contrescarpe 5 rue Blainville 75005 Paris, tél : 0142018188

https://www.theatredelaconstrescarpe.fr

Métro : Cardinal-Lemoine, Place Monge, RER Luxembourg

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.