Mira Gacem, fondatrice de Babzman : « C’est un outil de partage et de promotion de l’histoire».

Mettant en avant l’histoire de l’Algérie, Mira Gacem a pensé à un portail d’informations. Tout compte fait, elle a fondé Babzman en 2014. Une présence sur le net mais également avec un bimestriel édité en arabe et en français. Dans cet entretien elle revient sur les circonstances ayant contribué à la création de Babzman. Cette porte du temps qui constitue un regard vers le passé. Il s’agit de lever le voile sur l’histoire d’un pays, à la fois riche et diversifiée.

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D’où vient l’idée de lancer un portail socioculturel qui s’intéresse à l’histoire de l’Algérie ?

C’est ma passion avant tout. Cela est parti d’une motivation complètement personnelle. Il faut savoir que j’ai fait des études en histoire. Après deux expériences professionnelles qui ne me convenaient pas, j’ai décidé de me lancer dans cette aventure. C’est vrai que j’ai été soutenue dès le départ, c’était une tentative plutôt timide. À tel point que je me posais des questions comme : est-ce que les gens seraient réceptifs ?  Tout compte fait, on a constitué une équipe de fil en aiguille. Maintenant, notre site existe depuis 2014.

Plus tard, vous êtes passée à une autre étape : à quel moment avez-vous pensé au support papier ?

J’y avais pensé après le lancement du site. J’attendais juste le bon moment. On a participé  en 2015 à un évènement qui s’appelle Fikra, qui a été organisé par l’agence Allégorie. Notre portail a été choisi projet coup de cœur. Par la suite, on a eu une subvention pour lancer un trimestriel regroupant une compilation de nos meilleurs papiers. Aujourd’hui, les dossiers sont complètement différents par rapport au site. On a, bien entendu,  un contenu adapté au format papier.

 

En parlant des annonceurs. Comment voient-ils le support papier avec l’émergence des magazines en ligne ?

On publie dans la mesure du possible. Car il y a un  problème de financement et de distribution. Les annonceurs suivent les tendances actuelles. Et comme vous le savez, c’est internet qui a pris le dessus sur la version papier. Maintenant, on a un lectorat qui s’attache et des marques qui nous suivent et qui nous permettent de faire vivre notre revue. Toutefois,  j’ai tenu à l’imprimer car je tiens au support papier. Je savais que les choses allaient être difficiles, mais je pense que les gens préfèrent ce qui est palpable.

Des activités pour les férus de l’art et de la culture ?

Babzman est un outil de partage et de promotion de l’histoire. C’est quelque chose que j’aimerais développer. On a fait pendant les premières années des activités culturelles, portant sur la découverte des instruments de musique comme la Quitra. On veut également organiser des évènements dans des musées mais, ils n’ouvrent pas le soir.

 

Quelles sont vos ambitions dans une ère connue pour ses oscillations ?

Cela fait quatre ans qu’on est présents. Il faut se développer encore et toujours. C’est compliqué à gérer. Mais on a des gens qui nous aident. Notre objectif est de subsister en premier lieu, de faire vivre Babezman. Quand la possibilité se présente, on le fait. Bien sûr, on ne peut pas être sur tous les fronts.  C’est difficile car j’ai une petite équipe qui travaille d’arrache-pied pour continuer l’aventure.

Propos recueillis par : Fadhel Zakour.

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A propos de l'auteur

Fadhel Zakour

Diplômé en presse écrite, il travaille dans le domaine du livre. Amoureux des beaux arts et des belles lettres, il collabore avec le premier magazine littéraire en Algérie (L'ivrEscQ). En 2016, il a publié son premier recueil de poèmes "L'Empire des mots", chez Edilivre.

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