De l’onirisme comme support de réflexion

Après Les Voix du Hoggar, Lynda Handala revient avec Alunissons. Un roman fantasy publié par les éditions Dalimen. Il s’agit avant tout d’une œuvre d’anticipation qui donne la primauté à l’imaginaire.

L’auteure s’est projetée cette fois-ci dans le futur. Une fulgurance innovante qui se déroule en 3010. On découvre, en effet, les multiples facettes d’Alunissons à travers de nombreuses péripéties. Entre autres : des voyages sur la lune, des cieux peuplés par des personnages hors du commun et surtout un monde onirique. Cette œuvre s’inscrit dans un genre Hybride (science-fantasy). La raison est simple. Le lecteur voyage dans le futur. Une chose qui reflète le côté scientifique de l’auteure. Curieuse, elle accorde une importance particulière à la technologie.

Les figures centrales du roman manifestent une certaine bravoure. « J’avais besoin de leur courage pour se lancer dans l’inconnu et qui, tout compte fait, est insouciance », nous confie l’auteure. Le but est de chercher des solutions pour un monde qui se fragmente au fil des pages. Les protagonistes le savent ; toute bonne action est vitale, car il est question de sauver l’humanité. Ce groupe de jeunes se caractérise par sa fraicheur mais on trouve également d’autres personnages moins dynamiques. C’est le cas de l’Elfe du Rocher.

Il est clair qu’Alunissons nous absorbe dans un monde à la fois surréaliste et atypique. Toutefois, on relève un message d’espoir. « C’est un cri d’alarme à peine masqué », nous déclare Lynda Handala. Il s’agit ici d’une invitation pour réfléchir sur l’avenir de la planète. La conjecture actuelle nourrit de nombreux questionnements : guerres, xénophobie, famine et nettoyage ethnique. Des signes et des signaux indéniables montrant une humanité qui fonce droit dans le mur. Ce qui montre, bien entendu,  que le récit est calqué sur une ère inquiétante.

Justement, c’est là qu’intervient le rôle de l’auteure, qui s’interroge sur le futur à travers le présent, cherchant un certain dialogue dans un genre littéraire, qui, rappelons le est moins prisé que les autres. Une pertinence et une passion des plus honorables pour cette étudiante en pharmacie. On est, sans l’ombre d’un doute, face à une plume qui raconte demain avec une trame séduisante, et un décor qui ne pourrait être tissé que par l’auteure elle-même.

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Lynda Handala a toujours été férue de lecture et ce, depuis son plus jeune âge. Un jour, elle découvre le voyage à travers l’écriture et ne peut plus s’en passer. À 16 ans elle commence la rédaction d’une histoire qui deviendra son premier roman,« Les Voix du Hoggar », publié en 2008 et qui raconte l’enquête faite, de la Kabylie au Sahara, par des adolescents, sur le mystère de la mort de Charles De Foucauld et traite de tolérance dans une Algérie plurielle. Elle a fait des études de pharmacie qu’elle poursuit actuellement avec une thèse de sciences en virologie. En 2017, elle est revenue sur la scène littéraire avec son second roman, « Alunissons ».

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A propos de l'auteur

Fadhel Zakour

Diplômé en presse écrite, il travaille dans le domaine du livre. Amoureux des beaux arts et des belles lettres, il collabore avec le premier magazine littéraire en Algérie (L'ivrEscQ). En 2016, il a publié son premier recueil de poèmes "L'Empire des mots", chez Edilivre.

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