Chafia Loudjici : « Je donne de l’importance aux lumières dans ma photographie … ».

Ouverte jusqu’au 08 Février, l’exposition Duo qui se tient à la galerie d’art Sirus (Alger), célèbre la Casbah dans toute sa splendeur. Avec la présence de l’artiste peintre russe, Valentina Ghanem et l’infatigable photographe algérienne Chafia Loudjici. Cette dernière s’est exprimée sur cette mixité artistique qui réunit peinture et photographie. C’était également l’occasion pour Chafia Loudjici d’évoquer sa passion pour la Casbah et sa technique qui s’appuie sur le clair-obscur.

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Comment est né ce duo qui célèbre la ville blanche ?

C’est Valentina qui a eu l’idée de combiner mes photographies avec ses tableaux, qui sont pratiquement du même thème, à savoir la Casbah d’Alger. La première fois, quand elle a vu mon travail ; elle m’a dit : on dirait des peintures ! Je connais Valentina depuis quelques années et elle connait mes œuvres ainsi que ma philosophie. Elle m’encourage beaucoup pour que j’avance dans ce domaine. Il faut dire que c’est une artiste que j’admire beaucoup comme personne. Une femme très forte qui a une certaine vision de l’art.

Vous avez effectué des escapades artistiques à la Casbah avant d’exposer vos instantanés. Pourquoi avoir opté pour la citadelle ?

La Casbah est la plus belle citadelle au monde. Il s’agit de mon pays – El Bahdja, c’est ma joie, l’endroit où je ressens beaucoup de sérénité. L’atmosphère qui règne, on ne la trouve nulle part au monde. Une simplicité magique, où la lumière s’étale avec milles nuances comme des notes de musiques sur ses vieux murs, sur ses portes. Elle me raconte son histoire, ses légendes et ses secrets.

De mon côté, je l’écoute avec mes yeux et mon objectif. La Casbah, c’est le cœur d’Alger. Elle a connu le bonheur et la douleur, elle vit et survit jusqu’à la fin des temps. Elle représente la nostalgie, celle de Dzair Lekdima (Alger d’antan). Une invitation continuelle pour des promenades dans ses ruelles étroites, me perdre entre ses murs pour mieux me retrouver.

Vos photos ressemblent à des tableaux, ce qui donne un effet pinceau à votre travail. Expliquez nous votre technique ?

Il y a une technique particulière que je pratique avec mes boitiers. Je donne de l’importance aux lumières dans ma photographie car je cherche toujours cette poésie avec les nuances. La lumière c’est l’essence de la photographie. Généralement, je prends mes photos l’après-midi et en fin de journée. À vrai dire, je passe beaucoup de temps à chercher la bonne lumière. Surtout, quand elle distribue dans un tableau des nuances contrastant avec un fond sombre, le clair-obscur.

Peut-on faire de la photographie artistique un métier ?

Oui, on peut. Pour moi il n’y a pas mieux que de faire de sa passion son métier. Mais pour s’en sortir financièrement, il faut trouver autre chose en parallèle. Il faut travailler continuellement car si on n’avance pas, on recule. Explorer sa passion et son talent et plonger dans les profondeurs de l’art. Quand on a la passion et l’envie rien ne peut nous arrêter.

Question classique. Vos projets ?

Oui j’en ai, une prochaine expo dans quelques mois et beaucoup d’autres projets. J’y travaille actuellement.

cc

Jusqu’au 08 Février,

A la galerie d’art Sirus (Alger).

A propos de l'auteur

Fadhel Zakour

Diplômé en presse écrite, il travaille dans le domaine du livre. Amoureux des beaux arts et des belles lettres, il collabore avec le premier magazine littéraire en Algérie (L'ivrEscQ). En 2016, il a publié son premier recueil de poèmes "L'Empire des mots", chez Edilivre.

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