La décadence débridée

Installé Porte des Lilas dans le 20e arrondissement à Paris, le Cirque Electrique éblouit grâce à sa troupe d’artistes bigarrés. Humour décalé, références musicales et littéraires, des images de Hara Kiri en fond d’écran… le Cirque Electrique s’amuse des conventions et des codes. Il pose son décor chamarré sans ostentation mais sans pudeur.

Acrobates, jongleurs, contorsionnistes, cracheurs de feu… des numéros de cirque classique mais revisité à la mode sauvage. Les peaux se parent de tatouages, de combinaisons en latex, la nudité n’a pas peur de se dévoiler, sublimée tantôt par la lumière, tantôt par l’obscurité. Le fakir se fait artiste plasticien maniant la peinture fluorescente, la contorsionniste se métamorphose en strip teaseuse débridée, et l’acrobate joue la confusion des genres.

Si le cirque traditionnel émerveille un enfant de six ans mais peut agacer un adulte de quarante ans par ses numéros convenus par des artistes surentrainés qui semblent hurler : « regardez ce que je sais faire », le Cirque Electrique évolue à la lisière de deux mondes. La tradition est effectivement bien présente, la technique est là, mêlant grâce, beauté et prouesses. Mais ce Cirque se situe en réalité dans le Monde plus Obscur. Mâtiné de trash et d’un certain sadomasochisme surréaliste, le Cirque Electrique est définitivement destiné à un public adulte (averti). A voir et à revoir sans modération.

Du 21 janvier au 26 mars 2016,
Au Cirque électrique.

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